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Le 6 février : rencontre aux Cordeliers
Pontoise Ensemble et Didier Peyrat continuent d'aller à la rencontre des pontoisiens de tous les quartiers.
Mercredi 6 février nous étions au centre familial des Cordeliers, pour une soirée marquée par la volonté d'écoute et le souci du concret.
Béatrice Prevost, habitante des Cordeliers, a ouvert la réunion en souhaitant la bienvenue à tous et en expliquant pourquoi elle avait rejoint l'équipe de Pontoise Ensemble.
Marie Pierre Le Petit, assistante sociale qui exerce dans le quartier, elle aussi colistière de Didier Peyrat, a montré les potentiels qui existent aux Cordeliers, et qui ne sont pas exploités, faute d'un travail en partenariat entre les différents acteurs et, surtout, de la présence sur place d'une équipe d'animateurs et d'éducateurs pour accompagner, soutenir et développer le lien social et la prévention.
Didier Peyrat a diagnostiqué une crise du vivre ensemble dans le quartier, faute d'un travail substantiel pour faire exister le lien civil et les échanges entre générations. Les questions d'insécurité qui y resurgissent depuis quelques années, en dépit du poste de police municipal ouvert en septembre 2007, sont la traduction aiguë d'un phénomène plus vaste. Pourtant, il existe un potentiel humain qui ne demande qu'à se rendre disponible.
Deux propositions fortes pour commencer :
- La transformation du centre familial en une véritable maison de quartier : un foyer de citoyennté, un centre de vie et de rencontres, convivial, moderne, ouvert à toutes les générations, notamment les jeunes adolescents, mais aussi les anciens. Les Cordeliers ont besoin d'un lieu identifié et convivial qui permettent aux habitants motivés de se connaître et de développer leurs projets d'intérêt local.
- La création d'une nouvelle institution, le conseil de quartier des Cordeliers. Une instance qui permettra, ici aussi, le repérage des problèmes, la remontée vers la mairie des propositions, et qui serait obligatoirement consultée pour tous les projets, petits ou grands, concernant les Cordeliers. Il ne faut pas se méfier des citoyens, il faut créer les conditions de leur participation à la vie de la cité.
Manifestement, le quartier des Cordeliers a été un quartier négligé durant le mandat 2001-2008.
On promet beaucoup, maintenant, mais qu'a-t-on fait auparavant ? Rien d'important n'a changé aux Cordeliers depuis la rénovation de la place Van Gogh effectuée durant le mandat 1995-2001.
Résultat : un endroit qui devient invisible dans la ville, qui perd ses marques, où l'inquiétude gagne les habitants, alors que ce quartier d'habitat social créé dans les années soixante a joué un rôle très important dans le développement et la modernisation de Pontoise. En 7 ans, comme l'a rappelé Christian Mongondry, conseiller d'opposition, un seul débat a eu lieu au conseil municipal concernant ce quartier !
La discussion a porté également sur l'insécurité routière, plusieurs habitants soulignant les dangers induits par l'étroitesse des rues, les voitures garées sur les trottoirs qui obligent les piétons à descendre sur la chaussée (rue Gambetta), les flux automobiles engendrés par l'hôpital et qui sont mal maîtrisés. Didier Peyrat a rappelé le plan en faveur des circulations douces proposé dans le programme de Pontoise Ensemble et sa proposition de lancer une enquête publique sur les "points noirs" en matière d'insécurité routière dans la commune. La question des tarifs prohibitifs des bus qui permettent de circuler à Pontoise a été soulevée par un assistant. Ont également été abordés durant la soirée l'amélioration possible de la place Van Gogh afin de la rendre moins froide et plus atrractive (y compris pour des pontoisiens d'autres quartiers) et,
enfin, un problème qui n'est pas spécifique aux Cordeliers, celui de la protection des agents municipaux contre les agressions dont ils peuvent être victimes. Didier Peyrat et Virginie Catto ont rappelé qu'ils doivent en principe bénéficier d'une protection particulière et d'un accompagnement fort par la mairie, comme cela est fait dans d'autres communes proches.
En conclusion, deux remarques exprimées par notre tête de liste : Didier Peyrat assume ses références : il est un homme de gauche. Il n'en fait, selon son expression, "ni un mystère, ni un dogme." De ce point de vue le contraste est saisissant avec le maire sortant qui cache soigneusement ses appartenances.
Pourtant, Philippe Houillon est le principal relais du Sarkozysme sur la ville. Dirigeant national de l'UMP, même si aucune de ses affiches ne l'avoue, il vote à l'assemblée tous les projets du gouvernement actuel. Il n'est pas l'homme du "bon sens", mais celui des franchises médicales et de la trahison des promesses sur le pouvoir d'achat...
La "droite bling bling", à Pontoise, c'est lui. Sachons le rappeler, afin que personne ne soit dupe.
Deuxième observation sur le déroulement de la campagne électorale. Actuellement, trois campagnes parallèles se développent en s'ignorant. Ce n'est pas de notre faute. Depuis le 21 janvier, Didier Peyrat réclame l'organisation d'un débat public avant le premier tour. Le refus d'y répondre du maire sortant ne traduit-il pas une certaine forme de mépris à l'égard de ses concurrents, et donc à l'encontre des citoyens, visiblement en nombre significatif, qui les soutiennent, mais aussi de tous ceux qui sans a priori cherchent encore à se faire une opinion ? Il serait pourtant facile d'organiser cette discussion. publique. Contrairement à ce que croit Philippe Houillon (qui a tendance à projeter sur les autres ses propres façons de faire), ce ne serait pas forcément "un match de boxe", mais un débat passionnant, qui pourrait faire progresser la démocratie sur la ville.
Pontoise Ensemble